Levées 5h, pour partir de Dublin en Train – Course poursuite dans O’Connell street pour monter dans le tram, bouré à craquer de jeunes (et de moins jeunes) cadres blazés par un nouveau lundi matin. Mais en bonnes rangers aventurières, ma compagnone de route et moi même compressons nos énormes sacs dos, rentrons le ventre et hop, en route pour la gare.

Destination “Killarney”. Arrivée a 13h, on descend du train et, sorties de la gare, nous nous aperçevons que nous n’avons aucune idée de la direction a prendre pour aller au point de départ de la rando. Après avoir tourné en rond pendant une bonne heure dans la ville de Killarney, nous decidons de nous rassasier! Bin ouai, se perdre, ça creuse!

Finalement, on trouve la route grâce à un panneau indicatif. Seulement, un bon quart d’heure plus tard, une petite consultation de ma boussole m’indique qu’on marche vraiment dans la direction opposée a celle qu’on aurait du prendre! Alleeeeer, demi tour! Ca commence bien! Repassant devant le panneau indicatif, on se rend compte que les irlandais sont un peu tordus et qu’en fait, suivre les panneaux, ca n’a pas de sens!

Déja 15h et on a toujours pas trouvé le point de départ de la rando.

Petite parenthèse, la rando dans laquelle nous nous sommes engagées s’appelle le Kerry-Way. L’etape n°1, 22km était censé être faite en un temps reccord pour nous, qui ne disposions que d’une demi journée! Pleine de confiance, motivée, comptant sur ma jeunesse et mes muscles bien reposés qui n’ont pas fait de sport depuis…… (ouffff, je ne compte même plus) et sur conseils de ”Flo la pro d’la rando”, je m’était dis 22km, ouaif, en 4h, c’est fait!!

Erreurrrrrrr! Avec 3h pour trouver le début de la rando et sans savoir lire des cartes avec des milliards de route partout, ca rajoute un peu de temps a mes calculs!

Ah bin oui, parce que quand on se plante de route dans le trou du c**  du fin fond de l’Irlande, et qu’on croise personne avant 5km, bin ca prend 5km avant de se rendre compte qu’on s’est trompé! Et ça, c’est bien bête quand on a déja perdu 3h et qu’on doit arriver avant la nuit a sortir du parc national interdit aux campeurs!

Bref, après 10km de détour, on reprend la route (dans la bonne direction) et on marche, on marche, dégainant la carte au moindre ruisseau pour vérifier qu’on est sur la bonne route mais sans grand succès. On trourne en rond a chaque intersection en cherchant une personne au sens de l’orientation, apte a nous éclairer sur notre position actuelle et la direction a prendre. 

Et J’EN PEUX PLUS!!!!!
Ca fait si longtemps qu’on marche, j’ai 18kg sur le dos, il pleut des cordes. Marre marre et triple marre. Alors, j’ai tappé ma p’tite crise:

“J’en peux plus Flora, il faut que je dorme là, je ne peux plus rien faire, je ne peux plus avancer. Je ne fais pas 5minutes de plus, écoute, tu vas ou tu veux, moi je plante la tente et je dors là et tant pis si c’est interdit. J’en ai TROP marre là”. Mes jambes succombaient sous mon poids le poids du sac a dos, j’étais trempée et on venait de gravir Torc Mountain, la montagne infernale où les tempêtes sévissent, l’endroit où le soleil ne brille JAMAIS, le mont maudit!

Et j’ai sortit la tente que j’ai essayé de planter tant bien que mal sur un sol rocheux! “Oh et puis toute façon ça sert a rien ces sardines là, elle va pas s’envoler si on est dedans!” pensais-je.

Et Flora qui essayait, malgré la tempête de déplier la toile. Bon, évidemment, on a monté la tente a l’envers et sans sardines.

Mais pourquoi, oh pourquoi a-t-il fallu que je fasse mon caprice ici?! Bon, il est 18h, je vais me coucher!

Bilan J1: